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Formation et Changement

Objectif croissance | 0 réactions | Sep 30, 2019 par

« La seule constante est le changement », lit-on souvent. Quelle leçon ou réflexion retirer de cette « boutade » pour l’apprentissage dans la vie, la scolarité, l’activité professionnelle ?

Le changement ne doit, si possible, pas être subi, mais plutôt accompagné, soutenu et ce, grâce à la formation continue.

Que doit être cette formation ?

Bourrer les esprits et les crânes d’informations ne sert pas à grand-chose car le modernisme permet en deux clics de trouver le renseignement désiré. Pourvoir la personne de compétences «prédéterminées » lui servira un temps, un petit temps, et deviendra rapidement obsolète.

Les compétences (pour la plupart) exigées aujourd’hui ne seront pas celles de demain.

Quel doit être dès lors le but de l’école, que doit-elle apprendre ? De même, qu’enseigner lors de séminaires professionnels et tout au long de la carrière ?

 

En premier lieu, alimenter une immense qualité (souvent décrite comme un vilain défaut !) : la curiosité qui permet entre autres la compréhension, l’élargissement de la culture, des cultures (les passées, les actuelles, et aussi bien celles du monde que celles de « mon village »).

 

En deuxième lieu : organiser la pensée critique. Sujet oh combien dangereux pour le professeur, l’orateur, car il permet à l’instant même où on l’aborde d’être « remis en question » par l’auditoire.

Cette pensée critique permet de découvrir d’autres horizons, d’imaginer d’autres scénarii. Ainsi pour illustrer : les « peintres » modernes sont nés de leur critique de la peinture « classique ».

 

Ensuite il faut apprendre la communication parlée, écrite. Pas simplement un sms, un smiley. Pas simplement par des raccourcis caricaturaux. Apprendre la communication, le dialogue et le débat. La communication avec son alter-ego ou avec l’étranger. Ici aussi l’orateur pourra être jugé immédiatement sur sa performance et son talent de communicateur.

 

Et comme nous ne sommes pas « seuls », il faudra enseigner la capacité de collaborer.   Une personne isolée n’est plus capable de subsister comme l’était le « chasseur/cueilleur » (l’eusse-t-il été un jour ?) - la collaboration est le seul moyen d’être plus intelligent (intelligence collective) et le réseautage d’être plus efficace !

 

Enfin, la créativité, c’est-à-dire d’imaginer le lendemain autrement, pas simplement le rêver mais surtout le construire. Ainsi de bâtir le changement et non de le subir. Et pour être créatif, il faut allier les deux grandes composantes de l’intelligence, à savoir l’analytique et le synthétique.

Mais n’oublions pas, le changement constant est source de stress sauf peut-être chez l’enfant qui n’aperçoit que de nouvelles aventures, dans lesquelles il se donne un sens, un rôle à jouer.

 

Toutes ces qualités acquises seront à développer car l’emploi va être jugé sur le potentiel à continuellement se développer et à apprendre.

Les formations sont LE défi pour les entreprises, car elles doivent, elles aussi, s’adapter, évoluer.

 

 

Aux chefs d’entreprise qui ne cessent de célébrer le changement, comme s’il valait par lui-même et non  dans le souci d’établir une certaine pérennité… voilà donc le paradoxe : « le changement n’a de valeur que pour la continuation indéfinie de l’existence » (Spinoza).

A chacun, avant de proposer, d’exiger un changement, d’en analyser le bien-fondé véritable, de l’expliquer afin d’éviter du stress inutile et surtout de ne point l’utiliser comme « aura » personnel.

Le changement n’a d’autre but que d’assurer une pérennité. Le changement se doit d’être responsable, éthique.

Le changement, ainsi dit, n’est pas un idéal, une fin en soi, mais une nécessité au service de la continuation de la société, au service de sa durée. Changer également pour progresser !

Et pour conclure de manière humoristique, écoutons Tristan Bernard parlant d’un ami qu’il n’a plus vu depuis longtemps : « Il a tellement CHANGE, qu’il ne m’a même pas reconnu !!! ».

 

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