Notre blog

Patron, dessine-moi un cadeau!

Défis RH | 0 réactions | Dec 8, 2011 par Judith Champagne

Avec la fin d’année qui s’approche, en plus de sentir le sapin, le bonheur sur la terre et la neige en spray, ça commence aussi à furieusement sentir le cadeau, ne me dites pas que vous n’y avez pas pensé !

Clairement, des cadeaux, à Noël, il en pleut de toutes parts : un joli porte-clés renne pour tout achat de 50 € au supermarché ; dans votre boîte aux lettres, un bon de ré-duction anticipé (de -1,5%) pour les soldes de janvier, un superbe chapeau rouge à pompon blanc offert au sixième vin chaud sur le marché de Noël, et toute une série d’autres petits accessoires inutiles, qui finissent souvent dans un sac pou-belle au fond de la cave, à gauche, et que vous ne redécouvrirez qu’au prochain déménagement en vous demandant bien pourquoi vous les aviez gardés.

A coté de cela, il y a les « vrais » cadeaux. Ceux que l’on se donne dans la joie, lors des fêtes familiales, et qui ont (en principe) la réelle vocation de « faire plaisir ». Gardons nous, par manque de temps, d’ouvrir le houleux chapitre de la frustration souvent inhérente à ces traditionnels échanges ou même d’émettre une quelconque hypothèse sur certains choix dont la motivation peut sembler fort nébuleuse. (D’aucun font sans doute leur shopping parmi les articles du fameux sac poubelle susmentionné).

Autre cadeau que nous attendons tous, décomptant l’un après l’autre les jours de décembre (un chocolat par jour avec le calendrier de l’avent -> 2 kilos de plus sur les hanches pour les fêtes), c’est celui que notre entreprise nous offrira ou pas…d ailleurs, parce qu'il y a clairement deux écoles à ce sujet.

Libre, évidemment à chacun de procéder selon ses choix, toutefois, pour ceux qui décident d’offrir quel-que chose à leurs collaborateurs, sachez qu'en matière de cadeau (comme dans la vie en général) et contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'y a pas toujours que l'intention qui compte.

J'ai notamment toujours en mémoire un admirable tee-shirt reçu en période de fêtes au début de ma car-rière. La chose, visiblement défraîchie, semblait résulter d'une activité créative « faisons nous-mêmes no-tre propre tee-shirt » réalisée par les patients d’un centre spécialisé dans les troubles de la vision. Je ne sais pas qui a eu cette idée de cadeau, toujours est-il que le morceau d'étoffe a causé chez moi bien plus un trouble de la perception des couleurs primaires pendant 2 mois après exposition, qu'une quelconque remobilisation professionnelle.

J'irais même jusqu'à dire que le geste, tout autant que l'objet, m'a profondément irrité. Je ne sais plus ce que j'en ai fait d ailleurs, j'imagine qu'il doit être dans l'illustre sac poubelle, à la cave.

Parlons peu, parlons bref. Tant qu'à faire des frais, autant éviter que ceux-ci se soldent de l’effet complètement inverse à celui escompté. Voici donc quelques petites questions à se poser pour avoir plus de chances de « réussir » ses cadeaux de fin d’année :


1. A qui offrez-vous le cadeau ?
Evidemment, il n’est pas toujours possible de faire un cadeau sur mesure à cha-cun. Toutefois, observer le niveau d’âge moyen, la proportion homme-femme, la situation familiale et d’autres données générales peut apporter des informations utiles. Pensez aussi qu’on n’offre pas forcément la même chose à un collabora-teur qu’à un client (évitez donc, encore une fois, de vider vos vieux stocks, comme ça s’est déjà vu…)


2. Quoi ?
De un, prévoit-on le même budget pour tous, où laisse-t-on l'ancienneté, les affinités, le degré de respon-sabilités ou encore les résultats entrer en ligne de compte ?


Quoiqu’il en soit, trois méthodes s’offrent à vous : soit vous souhaitez « garder la surprise » (avec 9 chances sur 10 de vous vautrer lamentablement), soit vous pro-posez un assortiment parmi lequel chacun fait lui-même sa sélection, soit vous op-tez pour un chèque-cadeau. Cette démarche, bien que moins originale, ouvre le champ des possibilités. Il s’agira bien évidemment de proposer ce bon d’achat au-près d’une enseigne qui permettra à chacun de « trouver son bonheur », plutôt que d’opter pour votre magasin préféré, « Redukta-Péniches », spécialiste en miniatures de chalands wallons.


3. Pourquoi ? Pour quoi ?
Reconnaissance, récompense, cohésion interne, motivation individuelle ou d’é-quipe,… Si vous faites un cadeau pour les fêtes en entreprise, ce n’est pas pour faire la BA de l’année ou concurrence au Père Noel. Il faut que ce soit porteur de sens et d’un message clair énoncé en tant que tel…


4. Où ?
Y’en a qui ne suivent pas, là, ça fait 1 page et demi qu’on le répète : en entreprise…


5. Comment ?
Une fois encore, même si c’est peut-être votre rêve d’enfant, vous n’êtes pas la bonne fée ou l’âne de Saint-Nicolas. Accompagner son geste d’un message clair permet de le valoriser, de lui donner du sens et de l’inscrire dans une démarche et un objectif définis. Aménagez donc du temps pour pouvoir transmettre à chacun, en même temps que son cadeau, la communication qui l’accompagne.

Vous marquerez encore davantage le moment en l’associant à une rencontre.

Plus d’excuses, maintenant pour ne pas réussir vos cadeaux de fin d’année !
Et si vous êtes vous-même employé, n’allez pas penser que ce texte ne vous concerne pas, parbleu ! Rien n’empêche de mettre aussi ces conseils en pratique pour gâter votre patron… ;)


Bonnes fêtes à tous!

Partagez

Réactions (0)